## Rachel Keke, ex-députée et figure de la grève des femmes de chambre, dénonce des « maltraitances » de son employeur STN
L'ancienne députée NUPES Rachel Keke, figure emblématique de la grève historique des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, se heurte à des obstacles pour reprendre son poste de gouvernante. Elle accuse son employeur, la société STN, de ne pas respecter un accord signé en 2021, à l'issue du conflit social dont elle a été la cheffe de file. Son retour à la vie professionnelle, après son mandat parlementaire, se transforme en un nouveau bras de fer.

Désireuse de réintégrer ses fonctions, Rachel Keke estime que la direction de STN fait preuve de mauvaise foi et de pratiques abusives, qu'elle qualifie de « maltraitances ». L'accord de 2021, conclu après une lutte de plusieurs mois pour de meilleures conditions de travail et salariales, était censé garantir des droits et un cadre pour les salariées. Sa mise en œuvre aujourd'hui est au cœur du litige, mettant en lumière la fragilité des victoires sociales face à la puissance d'un employeur.

Ce conflit réactive les tensions autour du groupe Accor, propriétaire de la marque Ibis, et de ses sous-traitants comme STN. Il place sous une forte pression la responsabilité sociale de l'entreprise et teste la solidité des engagements pris après un mouvement social médiatisé. L'affaire dépasse le cas individuel et devient un test pour les droits des travailleurs précaires, particulièrement dans le secteur de l'hôtellerie, où les pratiques de sous-traitance sont courantes.
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- **Source**: Mediapart
- **Sector**: The Office
- **Tags**: Rachel Keke, grève Ibis Batignolles, droit du travail, sous-traitance hôtellerie, Accor
- **Credibility**: unverified
- **Published**: 2026-04-21 07:52:27
- **ID**: 73784
- **URL**: https://whisperx.ai/en/intel/73784